vendredi 30 novembre 2012

Florian Wernert réinvente le soulier masculin

Hommes, réveillez-vous : il y a du nouveau sur votre planète ! Regardez bien vos pieds et demandez-vous s'ils ont bien ce qu'il méritent. 
Sinon, voici une autre option : Florian Wernert

Florian Wernert invente des chaussures pour l'homme. 

Nous étions copains en cours d'histoire de l'art, lui, Frédéric Deverchère, son cher associé et moi. Depuis, nous avons tous parcouru notre chemin, forcément, et nous nous retrouvons dans le monde de la création. 

Parce qu'il a du talent, j'ai choisi de vous présenter Florian et son art de chausser l'homme. 
Et aussi de vous donner un super bon plan : les soldes privées du créateur avec de jolies paires de chaussures à shopper pour Noël ou juste pour le plaisir !
Florian Wernert et ses sneakers

Depuis quand créez-vous des chaussures ?

Fondamentalement, je dessine des chaussures depuis plus de dix ans. 
Ce qui était un loisir, une lubie personnelle s'est mue progressivement en désir professionnel. 
C'est en 2008, en intégrant l'Institut Colbert, que je suis passé à la réalisation (dessin sur forme, patronage, assemblage...). En 2011, je lançais ma marque avec mon associé Frédéric Deverchère.

Pourquoi avoir choisi la création masculine ?

La mode masculine a été une révélation créative. 
A la fin des années 90, la mode masculine s'est mise à fortement évoluer, moult créateurs spécialisés dans ce domaine sont apparus comme Xavier Delcour, Sébastien Meunier, José Lévy, Aziz, et bien sur Hedi Slimane qui arrivait chez YSL rive Gauche Homme.

J'avais 18-19ans, ça me fascinait. 

Il y avait soudainement à Paris une très forte émulation créative dans le domaine du masculin, beaucoup de magazines de mode pointus et uniquement dédiés à l'homme sont apparus comme Arena Homme +, Upstreet Magazine, Numéro Homme... à ce moment, j'ai totalement adhéré et en tant qu'homme je me sentais directement concerné. Je l'ai tellement été que j'ai fini par réaliser mon mémoire de DEA d'histoire de l'Art sur l'expérimentation dans la mode masculine contemporaine.

Et bien sûr, pourquoi les chaussures plutôt que la maroquinerie ou le vêtement, auriez-vous un penchant fétichiste ? 

C'est drôle, fétichiste sans doute un peu, mais surtout obsédé !

Ce qui me passionne dans la chaussure c'est qu'elle est totalement à part dans l'univers de la mode de part sa construction, nécessairement en volume, ses contraintes techniques beaucoup plus importantes, car il s'agit de ne pas blesser le pied, ne pas abîmer le dos... tout en apportant une réflexion sur l'allure, car la chaussure conditionne d'emblée la démarche d'une personne, suivant la hauteur de talon, le type de "semellage", la forme de la chaussure, qu'il s'agisse d'un bout arrondi ou pointu, vous ne marcherez pas de la même façon.

Enfin et surtout, les chaussures sont le début ou la fin d'une silhouette, lorsque l'on regarde quelqu'un dans la rue, le mouvement rétinien se fait de bas en haut ou de haut en bas. Je considère que la chaussure n'a rien d'accessoire car pour marcher elle est dans notre monde devenue obligatoire pour se protéger les pieds, de cette fonction utilitaire essentielle il s'agit ensuite d'apporter du style, de l'élégance.  

A mon sens, les chaussures donnent le ton à une silhouette... malheureusement, beaucoup de personnes  l'oublient et malgré de jolis vêtements, ils auront au pieds des chaussures mal entretenues, trop négligées... et cela ruine un look... curieusement, l'inverse est très chic... de sublime chaussures portées avec des vêtements négligés est pour moi le comble du chic...

Qu'est-ce que vos souliers ont de si particulier ?

Je crois que ce qui plait aux hommes dans mon travail, c'est que je dessine des souliers aux lignes à la fois très actuelles et en même temps totalement intemporelles. il y a les jeux de contrastes matières et couleurs, tout en subtilité, que les hommes perçoivent mais ne voient pas tout de suite... ils aiment tel modèle sans mettre les mots dessus, c'est à rebours, à l'usage qu'ils se rendent compte qu'il y a une légère asymétrie, qu'il y a deux types de cuirs différents... et enfin et c'est très important pour moi, mes chaussures plaisent aussi pour leur confort. 

Allier style et bon chaussant est l'équation essentielle.

De quoi vous inspirez-vous pour créer ?

Les années 30 et 50 sont pour moi des sources inépuisables d'inspiration. 

Des mouvements artistiques fondateurs sont nés à ces deux époques, le Bauhaus restant pour moi la référence majeure tant stylistiquement qu'intellectuellement. 

A côté de cela, je reste ancré dans mon époque, j'observe énormément, cours les galeries d'art contemporain... mes études universitaires y sont certainement pour quelques choses.

Et puis il y a ma ville, Paris et ces habitants qui m'inspirent au quotidien, leur allure faussement désinvolte mais toujours très pensée. Je crée des chaussures en pensant aux hommes, aux parisiens du monde entier...

Votre soulier masculin idéal ?

Je crois que mon soulier idéal est celui qui correspond à l'envie du jour... ça tombe bien car dans mon dressing, ma collection de chaussures peut répondre à pas mal d'envies différentes...

Racontez-moi l'histoire de votre première sneaker, devenue désormais un classique de la marque.

C'est un modèle que j'ai dessiné dès la première collection. J'avais envie d'une basket très urbaine, très confortable, et en même temps graphique, chic  construite avec de très beaux cuirs, de belle couleurs... 

J'ai mélangé plein de choses, la construction mocassin pour le plateau/languette, le contrefort à tirette des chaussures de travail et puis il y a le zigzag sur le coté qui est un accident au départ, un coup de marqueur hasardeux mais heureux qui a donné naissance à cet empiècement à la fois très graphique mais tout en rondeur... 

Depuis, chaque saison elle est plébiscitée par les distributeurs de la marque, alors je renouvelle ce modèle en proposant de nouveaux mélanges couleurs et matières... ce sont finalement nos clients qui en ont fait un "classique".

Quelques mots sur la prochaine collection ?

Pour l'automne-Hiver 2013-14, je me suis inspiré de l'élégance et du raffinement des personnages de F. Scott Fitzgerald pour une collection tout en contrastes subtils aux volumes parfaitement dessinés et structurés pour mieux mettre en valeur les jeux de matières et couleurs. 

Les veaux imprimés croco côtoient les calfs lisses et les veaux velours pour apporter du reliefs aux ton sur ton, tandis que les veaux glacés donnent une brillance discrète pour une touche ultra contemporaine. 

C'est une collection qui sera à la fois simple et luxeuse, moderne et légèrement rétro.

Momo aka Maurice Maréchal expose ses toiles

Hier, j'ai aimé aller au vernissage de Momo, rue de Saussure à Paris.

Momo, c'est le surnom de Maurice Maréchal... c'est aussi le nom qu'il a donné à son exposition éphémère dans un studio photo du 17ème. Il m'avait montré ses immenses carnets de croquis, de vie il y a quelques années qui m'avaient beaucoup touchés. Des dessins enfantins prenaient place entre les mots et racontaient son histoire. 

Dans les veines de Momo, c'est comme ça que je l'appelle depuis que son pote d'enfance Michel Gondry me l'a présenté, coule de la peinture.

Et dans la peinture de Maurice Maréchal il a de l'abstrait. Il a surtout les traits de la vie et de la mort,  flirtant parfois avec une forme primitive de violence, d'expression, de jouissance.

Chez lui, la peinture se fait matière et joue de très peu de couleurs pour crier sa forme.

Aussi, je vous propose quelques extraits de son travail exposé parce que ça vaut la peine de le découvrir autrement que par les affiches de film qu'il a réalisées (Soyez Sympa, Rembobinez).

Alfred Bernardin ouvre le Belmont à Paris

Un restaurant à tapas chic.

L'idée vous plaît ?

C'est le pari que relève Alfred Bernardin, petit fils du célèbre créateur du Crazy Horse.

Baptisé Belmont, ce nouveau lieu sympa et accueillant où l'on déguste d'excellentes tapas de gambas, ou des burgers au foie gras, ouvre ses portes à deux pas de la rue Montorgueil à Paris.

On aime le décor en zinc, aux structures métalliques apparentes façon usine désaffectée, contrastant avec un florilège de papiers peints pas du tout modernes mais très amusants, des chaises et fauteuils chinés ça et là, comme empruntés aux différentes décennies qui nous précèdent, et une structure centrale toute en rondeur pensée par Alfred Bernardin. Le tout inspiré notamment du design marocain et américain.

Quant à la carte, elle est aussi variée qu'alléchante et permet de voyager en quelques bouchées. En voici la preuve par l'image :
Et par le menu :
Vous aimerez ce lieu si :
- vous aimez la nouveauté
- vous êtes nostalgiques de New York et de Marrakech
- vous aimez picorer et savourer différents plats
- vous fréquentez le Renoma (repris par Alfred Bernardin en 2011)
- vous n'aimez pas Christian Audigier (c'est son ancien QG!)
- vous avez parfois envie d'emporter un bon repas (Belmont to go)

Les infos utiles :

Réservations et « Belmont to go » : 01 40 41 90 90
reservation@belmont-restaurant.fr
Adresse : 86, rue Réaumur, 75002 Paris.
M° Réaumur ou Sentier.
Ouvert du lundi au samedi, de 9h00 à 2h00.
Brunch Samedi et Dimanche de 11h00 à 16h00.
Fermé le dimanche soir à partir de 16h00.
Service voiturier Parking Vinci : 32 rue Dussoubs (à deux pas du Belmont).
Nombre de couverts : 140.
Terrasse : 20.
Capacité d’accueil dans le cadre d’événements : 300.

jeudi 15 novembre 2012

Paris Photo au Grand Palais : édition 2012

Depuis 16 ans  Paris Photo réunit le monde de la photographie et la photographie du monde lors d'un rendez-vous annuel d'exception, sous la Nef du Grand Palais.

Chaque édition donne l'occasion aux amateurs et aux collectionneurs de photos de voir et revoir les grands classiques du genre et de découvrir de nouveaux talents glanés aux quatre coins de la planète.

Première foire internationale de ce type, Paris photo a lieu cette année du 15 au 18 novembre à Paris et, pour la première fois, du 25 au 28 avril à Los Angeles dans les studios de la Paramount !!

En attendant l'édition américaine, voici une sélection de ce que l'on peut voir à Paris en ce moment... concoctée par mes soins.
Paris Photo au Grand Palais. (Dora) after Dora Maar (2005), Veronica Bailey, gal. Bernhemer gallery (Munich). ELS Colors (2012) Ola Kolehmainen, gal. Taik (Helsinki). The Card Players, after Cézanne (2012), Vik Muniz, gal. Xippas. Portrait de Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat par Michael Halsband, gal. Gagosian.

Marlène D. (2009), Pierre et Gilles, gal. Jérôme de Noirmont. David Lynch I (2007), Nadav Kander, gal. Camera Work (Berlin). Lightness of Being (2004), Chris Levine, gal. Danziger (NYC).
Kate Moss (2011), Steven Klein : 30 000 €. Gal. Camera Work (Berlin).

Waiting for Atmn, Junagarh Fort, Bikaner, ET Bakhti, the Path of Sants, Shiva Temple, Hampi  Série India Song (2008-2010), Karen Knorr.
En bas à gauche, Le Gray interprétation, Romain Ranault. Buste de Legray, Lyes Hammacouhe.
Tour de Babel (2012), Du Zhenjun, gal. RX. Détails.
Tour de Babel (2012) Du Zhenjun, gal. RX/ détails.
Série de portraits de Peter Hugo, gal. Stevenson (Cape Town). Fata Morgana ET Wicked Gravity, Série Solo (2011-2012), Corinne Mercadier, gal. Les filles du Calvaire.
Untitled (2012), Richard Misrach, gal. Pace/Maggill (NYC, Shangai, Beijing). Sara Khaki ( 2012)  et Zahra, Shirin Neshat (2008), gal. Jérôme de Noirmont.
Niki de Saint Phalle, gal. Lumière des roses.
grand palais
DSL 11 et 17 (2010 et 2011), Eric Rondepierre, gal. RX

Bon plan : pour cette édition, David Lynch vous propose son propre parcours au travers de 99 photos qu'il a choisies dans la foire. Vous pouvez y accéder via votre mobile avec l'application Paris Photo ou bien vous procurer le livre Paris Photo publié aux éditions Steidl.

mercredi 14 novembre 2012

L'Insensé Russie : le magazine photo à collectionner !

 L'Insensé, c'est le magazine photo préféré de Peter Lindbergh, rien que cela !

Et pour cause, chaque année, les doigts de fées des filles de L'Insensé sélectionnent pour les rêveurs amateurs de photo que nous sommes, des photos incroyables sur un pays, que dis-je... le meilleur de la photographie par pays !

Après l'Angleterre, les Etats-Unis, la France et quelques autres, cette année L'Insensé nous fait voyager en Russie.

Et c'est l'âme russe toute entière qui transpire de ces pages mega size absolument sublimes.

Nous avons donc dignement fêté la sortie de cet opus à collectionner chez Giorgio Armani, au coeur de Paris Photo qui se tient actuellement au Grand Palais. Et auparavant en catimini chez Montblanc.

Прием ! (= Bienvenus !)
Les filles de L'Insensé. La party pour la sortie du magazine chez Giorgio Armani au Grand Palais pendant Paris Photo.
photo art Russie
L'Insensé Russie, vues.

Les bougies de Noël de Diptyque

Fidèle à son histoire, Diptyque propose cette année des bougies de Noël dont le graphisme s'inspire des débuts du 34 boulevard Saint Germain, à une époque où le tissage était de mise et où les trois créateurs de l'enseigne proposaient à la vente de jolis tissus d'ameublement.

On y trouvait notamment des tapis Kilim, ces tapis à motifs géométriques.
C'est justement cela qui inspire la collection de bougies de Noël de cette année chez Diptyque :


Côté olfactif, trois senteurs sont proposées : Sapin Doré pour une ambiance très green et rafraîchissante, Oud Ambré pour une ambiance épicée à souhait et Oliban, une délicieuse bougie dans les tons bleu-violet, rendant hommage aux contes des 1001 nuits.
Pour Noël, n'oubliez pas les autres senteurs de chez Ditpyque soit en eau de toilette soit en parfum d'intérieur. 
Prix des bougies :
70 g à 28 €
190 g à 52 €

samedi 10 novembre 2012

Ddamage en concert ce soir au Centre Pompidou pour la Tsunami-Addiction party

Ils sont cools, ils sont brillants, musicalement, ils ne négocient rien et nous livrent un son génialement concocté par leur soin. dDamage joueront ce samedi 10 novembre au Centre Pompidou dans le cadre de l'invitation par le centre d'art du label Tsunami-Addiction.

Neuf groupes sont invités à se produire en live dans le cadre de cette fête exceptionnelle présentée par le cinéaste Patric Chiha (Domain).

L'occasion de poser quelques questions à JB, en noir sur les photos, l'un des deux frères de dDamage,  sur Tsunami -Addiction et sur cette soirée beaubourgienne...



Tsunami-Addiction c’est quoi, c’est qui ?

  Il s’agit à la base d’un collectif qui avait pour but d’organiser des évènements plus ou moins liés à la musique. 

Il y a eu un livre en premier lieu, puis ensuite une expo avec installation et une mise en musique par dDamage (qui fut par la suite rééditée en cd, notre premier album). 

Vers 2002, la fondatrice Gloria-Reiko Pedemonte, a décidé de passer à la vitesse supérieure en sortant des disques. Nous avons donc monté une structure asso 1901, elle, mon frère et moi. Cela a duré presque 10 ans. 

Depuis l’année dernière, nous avons dissous cette structure pour que Gloria en fasse une entreprise viable. Mon frère et moi occupons désormais uniquement la position d’artistes au sein du label.

Qu’est-ce que les artistes de Tsunami-Addiction ont en commun ?

En majorité Tsunami-Addiction produit de la musique féminine. De Milkymee à Claude Violante, en passant par la Chatte ou Rikslyd, qui sont elles mêmes très différentes. 
 Mais le label n’est pas uniquement axé sur la musique de fille, puisqu’on y trouve des disques de dDamage ou de Hypo (ou prochainement Kid North). 
 D’une manière générale, je pense que Gloria fonctionne énormément au coup de cœur et se contrefout totalement des courants de mode ou des « formats musicaux »faits pour se placer dans l’aire du temps. Je pense très sincèrement que Tsunami-Addiction est un véritable label indépendant au sens le plus large du terme.
Ca vous fait quoi de jouer dans un centre d’art comme Beaubourg ?

Pour mon groupe c’est un véritable plaisir de jouer dans de si bonnes conditions et face à un public qui n’est pas notre public habituel. 
Pour le label, je pense que c’est flatteur de se voir accorder la confiance et la liberté totale de la part d’une  grande institution comme le Centre Georges Pompidou. Et d’une manière générale pour tous les artistes, je pense que ça va être un prétexte génial pour faire la fête jusqu’à l’aube
Est-ce que vous vous préparez / vous préparez un live spécialement pour l’occasion ou vous abordez cette scène comme les autres ?

Je ne peux pas répondre pour les autres artistes, je n’ai pas assisté aux répétitions et nous n’avons pas eu le temps d’en parler.
Concernant dDamage, on va faire comme d’habitude en mieux (donc, comme d’habitude, mais mieux).
Vous êtes inclassables, on vous définit donc comme créateurs de musique hip hop et électronique. Bref, vous intriguez… pouvez-vous me donner votre définition du style dDamage et quelques-uns de vos secrets de création ?

 Merci, c’est très flatteur. 

Mon frère et moi avons une approche de la musique électronique qui est très axée sur l’écriture, on compose nos albums de musique électronique comme on compose un album de rock. Raison pour laquelle, au final, les gens nous voient comme des ovni de la musique électro car on ne correspond pas au « format » 100% dancefloor. 

Au final il n’y a aucun autre secret que celui de vouloir faire de la musique librement en suivant son inspiration. 

Chaque morceau mérite à nos yeux un format qui lui est propre, le but étant au final de les faire cohabiter et d’atteindre une unité.  

En parlant comme cela, j’ai tout simplement l’impression de parler comme un musicien ; ensuite, si cela est suffisant pour faire de nous des gens « à part » c’est qu’au final la scène électronique en France a un véritable problème d’identité. Mais bon, je m’égare et on s’en fout…

On a un peu l’impression d’une démarche scientifique de la création musicale, un vrai travail de composition avec un dosage très soigné de chaque ingrédient pour atteindre la recette parfaite, et à la fois vous avez un côté labo expérimental, l’analogie est bonne ou je me plante ? D’ailleurs à quel moment on sort du labo en se disant qu’on a la bonne potion ?

Je pense que nous sommes avant tout dans une démarche sensible (ce qui cohabite parfaitement avec la violence, nous sommes intéressés par l’ambivalence musicale). 
« Scientifique » me paraît tellement prétentieux que je n’oserais pas utiliser ce terme,  lorsqu’on est en studio avec mon frère, on est littéralement comme des gamins qui jouent avec des jouets. 
Après, il y a aussi une question de rigueur (structuration, mixage, arrangements) ; et là c’et plus moi qui m’occupe en majorité de tout ce travail. Mais c’est comme ça que ça fonctionne, mon frère est un chien fou, mais c’est également là son point fort parce que ça fait de lui un puits de créativité sans bornes qui a toujours le don de me ressourcer quand je suis essoufflé ou égaré.
Qu’est-ce que vous détestez qu’on dise de votre musique ?

« Le kick n’est pas compressé »
(un bouffon en backstage de soirée electro, au hasard)

Et l’inverse ?

« Papa et Tonton Jb, ils font de la musique avec des bruits on dirait des cris de singes mélangés avec des cris de poulets »
(ma nièce de 6 ans) 
Comme on dit c’est la crise et c’est la crise du disque, comment vous surnagez ?

La scène. L’édition. Ca va, ça roule. Y’a pas à s’inquiéter et faut arrêter de se plaindre.
 
Quelles sont les dates à venir après celle de Beaubourg ?

 Le Point Ephémère à Paris en dj set avec La Chatte. 
La Dynamo à Toulouse le 17. 
Et ensuite on fait un break parce qu’on a énormément de travail en studio, je pense qu’on reprendra les concerts en 2013 après la fin du monde.
Qu’est-ce que vous nous préparez dans votre labo en ce moment ?

 Je travaille sur mon album solo. 

Mon frère est sur un maxi solo. 

Nous avons deux sorties de disques sur un label de Moscou pour 2013, ça sera un disque de collaborations. Et puis, sur le feu, le prochain album de dDamage qui est en cours de préparation.
 ***

 Brillants et humbles à le fois, ça existe ! Et big up à la petite nièce pour sa justesse d'analyse sonore ! Rendez-vous ce soir absolument à Beaubourg pour leur live meilleur que meilleur et pour la soirée Tsunami -Addiction !!

vendredi 2 novembre 2012

Les malheurs de Rudy font notre bonheur

Les malheurs de Rudy, c'est l'histoire de Rudy Milstein, un jeune comédien qui cherche la femme de sa vie. Non, je déconne.

Les malheurs de Rudy, pièce à cinq têtes écrite par Rudy Milstein, relate la vie amoureuse tumultueuse de Rudy, un jeune homme qui prend la vie de biais, sans trop se prendre la tête.

Défilent les femmes qui rythment sa vie amoureuse pour le moins hasardeuse, son meilleur pote et son frère. Le tout dans une ambiance totalement surréaliste et vraiment très, très drôle.
On aimait déjà bien les sketchs de Palmade. Souvenez-vous du Scrabble, du joint et de son élphant rose ou encore du colonnel.

Bon ben là rien à voir.

Enfin si...

La bande de Ruby sort de l'atelier Palmade, une sorte de duplicata contemporain du Petit Théâtre de Bouvard.

Bref. Je salue vraiment la maestria de tous les artistes de ce petit bijou et vous invite à aller rire de bon coeur avec eux.

-Merci à Tristane de m'avoir conseillé cette pièce !!-

ATTENTION : un petit avertissement pour celles et ceux qui iront voir Les malheurs de Rudy, regardez bien ces photos avant de vous rendre au Petit Hebertot. Ca vous sera utile.

Paris Games Week : les nouveautés du gaming 2012 !

En 2010 naissait le Paris Games Week, salon parisien dédié au jeu vidéo. Fort de ses 120 000 visiteurs et de sa qualité, il reçut le Prix du salon de l'année et le grand prix de la cration Viparis.
En 2012, du 31 octobre au 4 novembre, le salon reçoit 200 000 visiteurs  épris de gaming. L'occasion de tester les nouvelles consoles et les jeux à sortir d'ici 2013. Le rêve des geeks...

 Je suis allée à l'inauguration du salon et voici les infos et visuels sélectionnés pour vous.

Tout d'abord du nouveau dans le gameplay chez Nintendo avec l'imminente sortie de la WiiU que j'avais déjà testée cet été... et de jeux aussi attendus que ZombieU, Project P-100, Sing, Nintendoland ou FitU.

Durant le Paris Games Week, tout un stand est dévolu à la U, l'occasion pour le public de tester cette nouvelle façon de jouer, qu'on pourrait qualifier comme étant à mi chemin entre un jeu de réseau et une console de salon.
Première sur le stand au moment de l'ouverture du salon, j'ai joué une demi heure à la WiiU avec un ami. Je confirme ma première impression : cette nouvelle console révolutionne notre façon de jouer très agréablement. Celui qui tient en main le GamePad voit plus de choses que le joueur qui regarde l'écran de jeu générique. Il peut par exemple se cacher plus aisément en ayant un plan sous les yeux que le second joueur ne voit pas, tout en surveillant ce qui se passe sur l'écran générique.

Dans ZombieU, sur le GamePad, les zombies voient le plan global du jeu et peuvent se déplacer stratégiquement. Le tueur de zombies ne voit sur grand écran qu'une portion du jeu et avance à vue d'oeil.

Sur le stand de Sony PlayStation, je découvre avec étonnement une version d'Assassin's Creed III (que j'ai découvert lors du lancement du jeu par Ubisoft) sans Connor, en exclu pour la Vita. Il est remplacé par une fille... Autre nouveauté, un livre à jouer.

Grande innovation qui plaira autant aux parents qu'aux enfants. Il s'agit de jouer en lisant : on avance dans le livre Le Livre des Sorts (pondu par Mme Harry Potter : J.K. Rowling) en résolvant des énigmes ou en exécutant des exercices sur la PS3.

Bien sûr, je fais une halte salutaire au stand du retro gaming dédié cette année aux jeux des années 80. Je me souviens avec émoi de l'édition de l'année passée consacrée aux années 70s, j'avais pu rejouer à Pong, le premier jeu que j'ai tenu entre mes mains chez mes cousins.

J'y ai croisé un Mario fille ultra sexy et je me suis jetée sur PacMan en 3D, bonheur :)
Hervé Nicolas, responsable événementiel et communication de MO5, l'association de préservation et de diffusion du patrimoine numérique, se fait interviewer -juste avant moi- par Lorrain Sénéchal du Mouv'.

Lorrain me pose quelques questions sur la légitimité du gaming en tant qu'objet de culture et de conservation. Etant pionnière en matière de gaming puisque je suis la première journaliste à avoir chroniquer les jeux vidéos pour des magazines généralistes en France il y a presque 15 ans, je fais le point sur l'histoire du jeu.

Puis, je suis allée saluer Street Fighter qui fête ses 25 ans d'existence cette année !! Et qui propose une compétition internationale, dont la finale France a justement lieu sous mes yeux. 

gaming jeu vidéo

Après, je me rends chez Orange et je teste les jeux de salon pour toute la famille et ALT MIND premier jeu plurimédias et interactif.

Si vous aimez les séries policières, je vous conseille d'aller le découvrir de ce pas. Il s'agit de vous infiltrer dans la recherche de personnes disparues et d'en retrouver les coupables, à la manière de NCIS.

Lorsque vous lancez une vidéo, vous pouvez par exemple zoomer sur un objet ou lancer un mode ultraviolet pour déceler les traces de sang.

Bref, vous voilà dans la peau d'un enquêteur de talent. Le jeu a d'ailleurs une interaction dans la vie réelle. On peut vous donner un indice qui vous conduira par exemple dans un aéroport pour alpaguer un personnage clé. Si, si ! 

J'ai également jeté un oeil aux grandes sorties de jeu attendues pour Noël et saisi l'occasion de tester Tekken tournament 2. Mais je reste sur ma préférence pour Tekken 4.

Sim City
Poursuivant mon chemin, j'ai fait une halte chez Skylanders où on nous a offerts des mini burgers délicieux et un risotto aux pousses d'asperge nappé d'un filet d'huile de truffe à tomber !

Enfin, sur le stand de Microsoft, j'ai eu la chance d'être parmi les premiers à jouer à Halo 4, en présence de l'artiste qui en crée les visuels, aka, Nicolas Bourdier. Voici en exclu quelques images du jeu à sortir dans quelques jours... le 6 novembre !!
Nicolas Bouvier, DA du jeu Halo.
Halo 4




Et voilà la grande nouveauté de HALO 4 : trois modes de jeu et le retour de Master Chief et le mode Spartan Ops qui pemet de jouer/ de s'exercer avec zéro pression. A table !