jeudi 23 octobre 2014

FIAC 2014 : l'art contemporain à Paris du 23 au 26 octobre !

Alors que s'ouvre la Foire Internationale d'Art Contemporain ce jeudi 23 octobre 2014 à Paris, la veille, son vernissage chaque année archi fréquenté a fait vibrer le Grand Palais au rythme de l'art actuel et des dernières créations artistiques en vue. Je me suis baladée au gré des allées, caressant l'idée d'être surprise. Souvent le public averti râle au vernissage "pff, la Fiac, c'est toujours la même chose". Oui, c'est toujours la même chose et à chaque fois différent et j'aime cela. On peut y voir, outre des stars du petit et du grand écran déambuler, Zahia flanquée de Manuel Valls et de Fleur Pellerin, les pièces désormais classiques de l'art post avant-gardes des années soixante côtoyer des propositions artistiques fraîchement créées. Voici en quelques mots et quelques photos ce qui a retenu mon attention lors de cette édition 2014 de la Fiac.
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Chez Kamel Mennour, je craque pour Claude Lévêque et ses coeurs en néon. Parce que j'aime l'incroyable cicatrice rouge de la pyramide du Louvre, parce que j'aime le personnage et son âme..

Fiac 2014

Puis, tel un poisson dans l'eau (oui je suis moi-même artiste), j'évolue jusqu'à cette image de nature morte, très fashion, et amusante de poissons morts ornés de bijoux Chanel. Parfaite pour une page de mode sur la thématique joaillerie d'un grand magazine de luxe, non ?
Roe Ethridge, Chanel Bracelets with Mackerel, 2013, Gladstone Gallery.
Roe Ethridge
Artistiquement, ma peinture évolue entre le street et le pop art. Je travaille beaucoup les couleurs vives. Petit crush donc sur cette toile de Aaron Curry intitulée "Brak" (2014).

Aaron Curry
 À mi chemin entre César et le street art, voici John  Chamberlain qui triture la tole en couleurs, soit sous forme de bouquet ou de sculpture abstraite...
Fiac 2014

John Chamberlain
 Parfaitement onirique, l'aile réaliste abandonnée sur une toile noire d'un ange déchu ? Ceci n'est pas sans évoquer Black Swan, l'autre Lac des Cygnes... Par Douglas Gordon chez Yvon Lambert (2014), Powder-coated aluminium panel (black), spray paint,, 1 swan wing.
Yvon Lambert
 Un petit tour et puis Jean Dubuffet pour la partie classique de l'art contemporain et parce qu'on ne se lasse pas de lire un peu d'hourloupe...
 Ceci n'est pas un toy boy... mais une Bobble head de Richard Jackson (2013) présentée par la galerie Vallois. Ce personnage contraste entre l'aspect ludique de sa mise en scène et l'air qu'il arbore. Une sorte de jouet triste à tête gigantesque !
Bobble head, Vallois
 
 Et puis l'on tombe sur un mur de brique. Je m'attendais à voir Liu Bolin en sortir et puis non. Seul un petit mot sur l'une des briques (voir photo) annonçait le sens de ce Wall de Kristen Pieroth (2004-2014), galleria Franco Noero.
Kristen Pieroth

Kristen Pieroth
Derrière le mur, nous voilà propulsés dans la chambre dénudée de Dominique Gonzalez-Foerster, Old dream, (small edition), 2012. Une chambre résonnant comme un appel au cauchemar plus qu'au rêve car comment se détendre sur un grillage, même coloré ? Comment s'abandonner au sommeil lorsque l'on est parqué ?

Dominique Gonzalez-Foerster
 Et quel plaisir de découvrir les insectes de Isa Melsheimer (Insecta, 2014).
Alors que j'invente incessamment de nouveaux monstres dont certains en jean, je suis heureuse d'être surprise par cette série en tissu.
Isa Melsheimer

insecta

Isa Melsheimer
 L'obsession des pois chez Yayoi Kusama se déploie en couleurs sur ces chaussures à talons ornées de marguerites High Heels for Going to Heaven (2014) ou sur un chien Ai Chan (2014). J'aime toujours autant que c'était déjà le cas lors de cette rétrospective à Roppongi Hills de Tokyo à laquelle j'assistais il y a une décennie...
high heels



high heels
 Fut un temps où j'affectionnais particulièrement les pandas, avant de finalement les juger trop indolents pour moi. Mais ces pandas pailletés là de Rob Pruitt m'ont beaucoup amusé !

Rob Pruitt

Rob Pruitt
 La famille, sujet classique de la peinture moderne. La voici contrainte à l'actualité finalement, à une période où des clowns sèment la terreur dans le Pas de Calais. Famille factice ? Farce et attrape-nigaud ? Hans Peter Feldmann questionne le sens que l'on donne à ce modèle avec son Family portrait and red noses.
Hans Peter Feldmann
 Parmi les grands classiques que j'affectionne particulièrement : Nan Goldin  et Gilbert & George, des artistes que j'ai eu la chance de rencontrer et qui ont forgé mon goût pour l'art contemporain depuis l'adolescence. Un hommage sincère et sans détour donc !

Nan Goldin

Gilbert & George
Autres classiques qui me touchent depuis la nuit des temps : les emballages de Christo, l'injection pop d'Andy Warhol et l'art cinétique d'Alexander Calder.
Christo

Warhol

Calder

andy warhol
Et pour finir, j'ai comme envie de sélectionner mon propre choix de la section Prix Marcel Duchamp parmi les artistes nommés pour l'édition 2014. Il s'agit de l'installation de Théo Mercier mettant en scène des ruines de monuments issus des tréfonds de nos aquariums avec une immense sculpture façon île de Pâques en préambule. Des ruines de monuments pas vraiment bien reproduits, pas toujours existants qui sont eux mêmes en ruine, un peu comme une tautologie. Altérés par une vie aquatique apparemment trépidante, certains petits objets ont en effet muté sous l'eau. Des choses se sont installées sur eux, des choses ont poussé... La taille de tous ces petits objets posés sur des étagères de marbre contraste allégrement avec la monumentalité de la statue primitive au premier plan. L'artiste lui a posé un nez organique où même les nervures et microparticules de la peau sont visibles (et les poils aussi). La civilisation primitive prendrait-elle le dessus sur nos civilisations ultra modernes... et en ruines ? D'aucuns tombent amoureux de rocks stars, moi ma rock star de cette Fiac 2014 c'est lui : Théo Mercier.

theo mercier


prix marcel duchamp

Theo mercier

Theo mercier

Theo mercier

Theo mercier


Theo mercier



fiac 2014


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