samedi 3 mars 2012

Jeremy Scott x adidas Originals F/W 2012


Que ce soit par ses imprimés “nature”, où faune et flore s’amusent tout en couleur, et si possible flashy, fluo et saturée, la couleur. Ou que ce soit par ses allégories techno-vestimentaires, la patte si particulière de Jeremy Scott câline et divertit. « Your collection is funny », je lui dis pendant qu’il tente de se remémorer notre rencontre tokyoïte d’il y a quelques années. Bref.
Pour adidas Originals, le créateur américain revisite les classiques de la marque et de la mode.  Il remet les années 90 au goût du jour et joue d’imprimés audacieux : very bestiaire de ci, ultra floral de là, et complétement régressif ou méga techno.  Vaste programme.  Ainsi, le classique survêt’ trois bandes noir et blanc se prend une claque façon Versace à la grande période de Gianni, avec une frise végétale dorée qui court le long d’un bel imprimé dalmatien. Ou encore, le fameux trois bande nous revient d’un voyage à Maui avec un imprimé 100% hibiscus. On a envie de crier « Mahalo » (ndr, "merci" en hawaïen). Un autre motif apparaît dans ce décor coloré : celui du papillon. Il est décliné, comme les ailes emblématiques du créateur, sur chaussures et cette fois-ci sur une paire de bottines compensées.  Pour le côté rétro douceur, il propose un pantalon nounours à bretelles ou un bombers oursons acidulé, à la façon des bonbons qui piquent la langue. Et puis, les années 90 et tout leur cortège de « j’oserais toujours plus de couleurs que toi » sautent à l’œil aussi subtilement que les éclairages des clubs plus ou moins clandestins de l’époque. Jeremy Scott fait un gros clin d’œil sous forme de smiley acidulé aux années 90 lancées on the moon, version fluo à gogo. La preuve avec une paire d’après ski argentée, verte et orange fluo. A porter indifféremment à la montagne ou en ville (d'une autre planète ?). Les Superstar sortent à fond leur languette méga size colorée et les Stan Smith ne sont pas en reste. Méconnaissables, les voici mutées en rebelles pointues orange/vert/et jaune fluo. Dans la même veine, des motifs keyboard, déclinaison de pantone, s’installent confortablement sur robes, tops et pantalons. Me voici globalement propulsée à l’époque où j’avais les cheveux roses, puis bleus, puis argentés, puis multicolores. Dans cette collection pour adidas Originals, comme pour la sienne, Jeremy Scott fait un clin d’œil plein d’humour aux prémices de la techno et des post punks à l’origine du mouvement. Avec lui, le smiley prend la forme d'une tête de Bart Simpson. Le pantalon « so British » avec sangle et kilt qu’on allait shopper à Carnaby prend des couleurs arc-en-ciel saturées et les Stan Smith virent Creepers avec des inscriptions tellement « No Future ». Finalement, quand on regarde les fringues de Jeremy Scott A/W 2012, c’est l’échos de Music For the Jilted Generation (1994) de Prodigy qu’on entend. Un revival abouti et agréable.  


Whether it is trhough his printed matters "nature", where fauna and flora have fun (and everything), flourishing like a stoning color, and if possible flashy and fluorescent. Or whether it is through its techno-clothing allegories, the signature so particular of Jeremy Scott is strong like a claw and amuses. " Your collection is funny ", I tell him while he tries to remember the day we met in Tokyo few years ago. Anyway.
For adidas Originals, the American creator revisits the classics of the brand and of fashion. He gets back in the 90s with precious current tastes and plays with audacious printed matters: very bestiary here, ultra floral there, and “complétement” regressive or mega techno. Huge program my dear. So, the classical jogging, the so called “three strips” black and white,  makes its brand new come back with a glance towards Versace in the big period of Gianni, with a golden vegetable frieze which runs along a "light" and delightful Dalmatian print. And still, the famous “three strips” seems to be back from a great journey in Maui with a print 100 % hibiscus (can almost smell it). I want to shout "Mahalo" (ndr, "thank you" in Hawaiian). Another new print is the butterfly. As the symbolic wings of the creator, the butterfly takes a little rest on shoes and in particular on a pair of compensated bootees. For the retro side sweetness, Jeremy Scott proposes a teddy bear pants  and a bear bombers.
And then, the 90s and all their procession of " I would always wear more colors than you " jump in the eye suddenly as the lightings of the more or less secret clubs of this not so far era. Jeremy Scott launched his mind on the moon and gives us back tremendous garments  with kind of a color rainbow very fluorescent and of course "let’s be generous", in abundance. Need a proof ? Check this pair of moonboots  silver, green and orange fluo colored. To wear indifferently in the mountain or in town (of another planet?).  The Superstars take out completely their mega sized colored tongue and The Stan Smith are not far behind. Unrecognizable, here they are presented in sharp rebels, extra colored yellow/green/orange fluorescent. Same colors for the fabulous keyboard print, settled down on fancy dresses, pips and pants. Let me please remember the time when I used to get pink hair, then blue, then silver colored, then multicolored. In this collection for Original adidas, as for his own one, Jeremy Scott gives souvenirs, with a lot of humor, of the beginnings of techno. And of the punk pop style of that time. With Jeremy Scott, the smiley takes the shape of Bart Simpson's head. LOL please. The pants " so British " with belt and kilt that we went to shop in Carnaby keeps here the rainbow's colors and the Stan Smith becomes kind of Creepers with the usual inscriptions " NO FUTURE ". In the end, when I look at the collections of Jeremy Scott A/W 2012, I hear somewhere in my head Music For the Jilted Generation ( 1994 ) of Prodigy. A great revival, isn't it ?
 

1 commentaire:

  1. J'adore ce créateur, ses choix make-up et coiffures sur les défilés sont trop inspirants !!!

    RépondreSupprimer