samedi 23 juin 2012

Wii U le rêve au bout des doigts // Wii U when the dream comes true

Les univers parallèles ne se croisent jamais ailleurs que dans la matrice et encore. Et pourtant. Les rêves parfois étranges et pénétrants semblent si forts, même fous, que nous croyons les vivre, nous en frôlons les parois, à la façon de Kelly Slater caressant la vague à l'intérieur du tube. Bref, tout semble nickel. Un peu trop. Le scénario se plie à nos souhaits, le décor organique se mue à la demande et les personnages sont crédibles quoiqu'ils fassent. On plierait la page, on collerait l'espace réel (endormissement) à l'espace vitruel (le rêve) pour ne faire qu'un. Inversement, les événements du réel sont enregistrés par le cerveau selon le principe du connu (souvenir) et de l'inconnu (attrait/frayeur), des sens mis en éveil, et de nos propres actions/réactions. Alors face à l'excitation de la nouveauté, face à l'expérimentation corporelle, visuelle et sensorielle, on se sent parfois un peu à la frontière entre le réel et le rêve. Comme si des univers conçus pour ne jamais se rencontrer, flirtaient légèrement. C'est exactement cette sensation qui m'a habitée durant la journée test de la Wii U et des jeux vidéos qui accompagneront la sortie de la nouvelle console Nintendo à l'automne prochain.

 Sur Zombie U, mon nouveau jeune pote Kévin, gamophile-blogueur devant l'éternel, a dégommé sans emphase les trois quart des zombies que je plantais devant lui pour l'assassiner. GamePad en main, je déposais ça et là une douzaine de zombies, cherchant à entourer l'ennemi, qui lui ne voyant pas le plan détaillé que j'avais sous les yeux. Plongés dans le tableau moins détaillé de l'écran, il devait intuitivement éviter mes sbires ou les shooter. Le sang a giclé, j'ai lâché la partie.
 Kévin (le mec au tee-shirt champignon) et moi avons chanté et dansé sur Sing, un stand vraiment mal estimé sur la journée, car délaissé des joueurs qui faisaient la queue pour shooter du zombie. Résultat, mal mais on a chanté à fond les ballons et dansé pour suivre la chorégraphie de ce karaoké paroles-pas. A la fin, des mèches de cheveux alourdis par la sueur tombaient sur mon cou. Le jeu a eu ma peau !
 Lost in evasion ! Avec panorama view, j'ai pu retourner à Kyoto, que l'on pourrait qualifier de merveille florentine du Japon. En calèche ou à pieds, armée du GamePad, je pouvais effectuer un tour de 360° et découvrir l'ensemble du paysage sur la tablette et sur la Wii U. J'ai pensé que ce système pouvait présager de l'imminent décès de Google Earth/city. 
 Fit U sort tout le sport de ton corps. Preuve en est, après avoir écrit sur le bobsleigh dans mon nouveau guide sur les sports à sensation en France, je me suis jetée dans l'arène gelée, assise sur la balance de la Wii, les jambes bien tendues. Les mouvements du corps épousent la piste et permettent d’accélérer ou de freiner. Fatiguant mais drôle. Et le muscle, il est heureux de souffrir, lui. J'ai aussi jumpé et écrasé ou jeté des crottes ou plutôt éviter d'en recevoir. Je suis un peu confuse parce que j'ai vite abandonner cette partie de l'épreuve, trop scato à mon goût. Ce qui visiblement, ne m'a pas empêché de voguer/voler vers d'autres jeux.
 Nintendo land. Là je me suis prise pour un Ninja dans Takamaru's Ninja Castle. Armée de la Wii U, j'ai jeté des tas de shuriken depuis le GamePad avant de comprendre le sage proverbe stipulant "tu ne jetteras point trop de shuriken sous peine de rencontrer l'ennemi une fois de trop". Et bang !
Entre autres, j'ai aussi fini par comprendre le mécanisme un peu plus alambiqué de Project P-100. Sur le GamePad, on choisit son perso et ses armes et puis go ! On file seul mais en groupe (des personnages que l'on embauche en chemin se colle à notre attaque. Nous partîmes 1000... et je suis revenue seule, la peau de l'ours mécanique en main. Et le sourire aux lèvres ! Bilan de cette journée : Nintendo propose une nouvelle façon de jouer très agréable et vraiment ludique dans la mesure où l'arrivée du GamePad rend possible de nouvelles intrigues. Plus le temps passe, plus le joueur s'intègre au jeu de tout son corps. Bref ! Vivement décembre et Noël. J'en connais plus d'une qui vont vite partager mon avis. A vos manettes girlz. Et n'oubliez pas : "Wii U Wii me Wii U together, naturelly".

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