dimanche 14 octobre 2012

Sandra Nkake à la Cigale pour le Festival Factory

Le samedi 13 octobre 2012, le parquet de la Cigale à Paris craquait sous les vibrations des pas de danse frénétiques d'une foule venue saluer la magie de Sandra Nkake, une grande dame de la chanson accueillie par un de mes festivals chouchous, a.k.a Factory d'île-de-France.
Sandra a justement sorti un fabuleux album, Nothing For Granted, au printemps dernier qui lui a valu d'être primée comme révélation de l'année par les Victoires du Jazz.
Smoking noir, cravate verte fluo, brosse à la Grace Jones (ou pas loin), Sandra reçoit son public, la main sur le coeur et le coeur sur la main.
Elle donne tout.
Tout ce qu'elle de d'énergie, de révolte, de joie de vivre passe dans sa voix. Et elle le partage. 


Voilà bien onze ans que je suis le parcours de Sandra, non seulement parce que depuis la fac de la Sorbonne où je l'ai connue, elle promène son incroyable talent avec naturel, mais aussi parce que c'est une belle personne et donc une magnifique artiste, équation oblige.
Je l'ai vue grandir et évoluer dans la chanson et sur scène...
Ce n'est pas un hasard si ce samedi d'octobre, la foule vibrait sur ses bonnes ondes. Textes engagés-enragés, chansons douces, mélodies rythmées, histoires drôles, totalement décalées... l'artiste nous a invité dans un univers au prisme incroyable. On y entre, on s'y sent comme chez soi, comme en son for intérieur, mais en mieux. Parce qu'elle sourit dans la gravité et s'amuse du reste, avec simplicité. Elle est sur scène comme dans la vie. Authentique et généreuse. Comment ne pas succomber ?
 Le concert avance, l'énergie s'accumule, Sandra ne cède rien. Jeu de scène magistral, voix incroyable, et des musiciens vraiment très forts qui nous entraînent aussi bien dans du Rage Against The Machine que dans un solo à la flûte traversière absolument captivant. Pour avoir étudié cet instrument à caractère ingrat, je peux vous dire que c'est une chose virtuose !
Sandra a grandi, perfectionné son jeu de scène, travaillé encore et encore sa voix... et est devenue une grande dame de la chanson.
Bref, j'ai été voir Sandra Nkaké à la Cigale dans le cadre du festival Factory.
On ressort de ce concert -vraiment rare- comme après un match gagné, exsangue (de trop avoir dansé) mais heureux... avec une seule question à l'esprit : pourquoi ne voit-on Sandra Nkake  inonder nos écrans TV et nos ondes radios ? Confrères journalistes, si vous pouviez lever le voile sur ce mystérieux mystère...

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