mardi 8 avril 2014

Les recettes du bonheur selon Agnès Michaux et Anton Lenoir

Après Pharell Williams qui chante Happy, c'est au tour d'Agnès Michaux et d'Anton Lenoir de nous livrer leurs propres recettes du bonheur avec leur nouvelle parution qui s'intitule Miscellanées à l’usage des gens heureux (ou désirant le devenir), aux éditions Autrement. Ce printemps laisse place à l'optimisme donc, une bonne nouvelle à partager sans modération !
En 2012, vous avez publié Death Is a StarAlors, comme ça on passe de la Mort au Bonheur… par quelle logique exactement ?

Agnès et Anton : Death Is a Star (Flammarion), c’était la mort joyeuse, nos Miscellanées c’est la vie heureuse. Ça se tient !

Quelle est la recette de miscellanées de printemps à la sauce Anton et Agnès ?
Quels ingrédients verse-t-on dans le shaker ?

Agnès et Anton : Du profond, du léger, du drôle, du bizarre, de l’incroyable, une pointe de rose pour la bonne mine... Bref, de Platon à Beth Ditto, du village le plus heureux du monde au Bonheur National brut, d’Albert Einstein au nain Joyeux, de l’histoire du gaz hilarant à nos Thirty-three shades of pink, rien que les meilleurs ingrédients. Mais si tu veux vraiment une liste, okay ! Alors, en vrac : Plastic Bertrand, Jack Nicholson, Kafka, Prince, Aristote, Gorillaz, Tom Ford, Anita Ekberg, Joy Division, Proust, New Order, Hildegarde de Bingen, Brigitte Bardot, Nietzsche, Nana Mouskouri, Jean-Pierre Marielle, Albert Camus, Block Party, Rimbaud, Marco Ferreri, Daft Punk… Bref, comme dit James Bond : 1 mesure de vodka, 3 de gin, 1⁄2 de Lillet et1 large zeste de citron !

Comment recommandez-vous de lire cette mixture de bonheur ?

Anton : En terrasse, avec un Campari ou dans le métro avec Disco Infiltrator de LCD Soundsystem dans les oreilles. Là, tu ouvres ton sac et tu as le choix entre donner des sous à Candy Crush Saga ou lire un bon mot de Jerry Lewis, une pensée de Don Draper (Mad Men) ou de parfaire ton astronomie avec le « Happy Face Crater » sur Mars ! Perso, je prends l’option 2.

Agnès : Dans l’ordre ou dans le désordre, tout seul ou à plusieurs, ivre ou à jeun, et pourquoi pas en écoutant une chanson triste (parce que les chansons tristes rendent heureux, la preuve page 16 !). Mais si les lecteurs arrivent à le lire en faisant les pieds au mur ou en nageant la brasse coulée, on veut des photos !

Pourquoi conseillez-vous aux gens heureux d’être heureux et non aux autres, ceux qui traînent du pied dans la vie, ceux qui pleurent quand on leur sourit, bref, les déprimés quoi ?

Anton : Ah mais il faut lire le titre en entier : Miscellanées à l’usage des gens heureux (ou désirant le devenir).

Agnès : Et comme il n’est pas question de bonheur nunuche dans ce livre, on n’a pas oublié les grincheux, ceux qui se méfient des sourires béats et qui savent que le blues, c’est bon aussi. Moi, j’ai un petit faible pour Flaubert dont les agacement me font toujours du bien : « Être bête, égoïste et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions voulues pour être heureux ».

Pensez-vous que ce bouquin puisse jouer le rôle du placebo sur une ordonnance d’antidépresseurs ?

Anton : Pour lutter contre la « mélancolie », je crois plus à la poudre d’amande, au sucre glace et à la confiture d’abricots qu’à 20 mg de fluoxétine ! (voir la recette de la tarte aux pommes d’Antonin Bonnet, chef étoilé́ du Sergent recruteur, en page 60).

Agnès : Placebo, pas du tout ! C’est au moins aussi efficace que ces saloperies d’antidépresseurs et le seul effet secondaire, c’est la banane !

Dans le livre, on trouve aussi bien des citations, que des films, des bande-son, ou des recettes. Où avez-vous puisé votre inspiration pour garnir ce livre ?

Agnès et Anton : Dans la cuisine et dans le salon, dans nos souvenirs, nos livres préférés, nos films-cultes et nos playlists qui tuent. Une sorte de travail obsessionnel, quoi !

La mise en page est très soignée, comment s’est-elle organisée ?

Agnès et Anton : L’idée, c’était de faire un petit livre aussi précieux que le bonheur, un livre que l’on a du plaisir à s’offrir ou à offrir, dans un format transportable parce que c’est toujours bien d’avoir un peu de bonheur sur soi ! Des couleurs qui claquent, du rythme et un beau papier qui sent bon. Et tout ça Made in France ! Alors Big up à l’imprimeur Pollina qui a fait un super boulot.

Voulez-vous bien offrir chacun votre sélection du jour aux lecteurs de ce blog ? (un passage du livre chacun)

Agnès : Parce que c’est malheureusement toujours d’actualité et qu’on préférerait pouvoir en rire, une petite pastille « étymologique » intitulée Atom Town (hommage à un groupe qui me donne toujours la pêche, The Clash !) :  En japonais, Fukushima signifie fuku, « bonheur » et shima « île », soit « l’île du bonheur » (sic)...

Anton : Une découverte très récente sur l’origine du mot « Kangourou » : Selon une étymologie aborigène encore discutée, « kangourou » signifierait : « Quand gros lapin content, gros lapin sauter. »

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